Votre premier cours de JJB minute par minute
Ce qui vous attend vraiment entre la porte du club et la douche : l'accueil, les trois temps du cours, le roulage, le contact, et le lendemain. Tel que les professeurs de NEGEV Academy le voient chaque semaine.
Jean-Michel Lanternier
Mestre · JJB / MMA · Ceinture noire de jiu-jitsu brésilien
Un premier cours de jiu-jitsu brésilien dure entre une et deux heures et suit presque toujours le même fil : échauffement, technique, puis roulage, le combat d'entraînement libre au sol, appelé randori. À NEGEV Academy, à Levallois-Perret, un cours standard tient en trois blocs de trente minutes. Vous êtes accueilli par le professeur, vous portez un kimono prêté, il vous prend en main avec un élève gradé, et vous pouvez rouler dès le premier soir, ou simplement regarder.
Ce qui retient la plupart des gens n'est pas la technique, c'est l'inconnu : où se mettre, comment s'habiller, à quel moment on se retrouve les uns sur les autres. Voici la séance dans l'ordre, sans en gommer la rudesse, pour que la première fois ne soit plus tout à fait une première fois.
Un premier cours de JJB en six repères
Pour ceux qui veulent la réponse avant le récit : voici ce qu'il faut retenir, tel que le club le pratique.
Arrivée : 15 minutes avant
Cinq suffisent si vous êtes déjà en kimono. Comptez jusqu'à trente si vous voulez vous échauffer ou revoir des techniques.
Durée : 1 h, 1 h 30 ou 2 h
Selon le créneau. Le cours standard se partage en 30 minutes d'échauffement, 30 minutes de technique et 30 minutes de roulage.
Tenue : un kimono prêté
Pour la séance d'essai. Ensuite, la location est de 5 €, le temps d'avoir le vôtre.
Formalité : un questionnaire de santé
Rempli à la création du compte. Aucun certificat médical n'est demandé pour l'essai.
Effectif : 10 à 20 personnes
Entre 1 et 30 selon le créneau. Vous êtes pris en main par le professeur avec un élève gradé.
Prix : 30 € la journée
Ce montant est retiré de votre abonnement si vous vous inscrivez ensuite.
Que faut-il apporter pour un premier cours de jiu-jitsu ?
Presque rien. Le kimono, la tenue de combat en toile épaisse, est prêté pour l'essai : inutile d'en acheter un avant de savoir si la discipline vous convient.
Dans votre sac, trois choses. Des tongs, pour circuler entre le vestiaire et le tapis sans poser vos pieds nus ailleurs que sur le tatami. Une gourde, parce qu'on transpire plus qu'on ne le pense. Une serviette, pour la douche qui clôt la séance. Les pratiquants avancés ajoutent du strap, un ruban adhésif de maintien pour les doigts ; un débutant peut s'en passer.
Un dernier conseil, de simple bon sens : évitez le gros repas juste avant. Entre l'échauffement et le roulage, l'estomac est mis à rude épreuve, et certaines anecdotes du club, plus bas, le rappellent.
Côté papiers, un questionnaire de santé suffit : vous le remplissez en créant votre compte pour réserver. Le certificat médical n'est exigé qu'au moment de l'inscription.
À quelle heure arriver, et qui vous accueille ?
Arrivez quinze minutes avant le début du cours : le temps de passer au vestiaire, de mettre le kimono et de se présenter sans courir. Si vous êtes déjà en tenue, cinq minutes suffisent ; si vous aimez vous échauffer ou revoir une technique avant le cours, comptez jusqu'à trente minutes.
À votre arrivée, c'est directement le professeur ou le manager du club qui vous accueille. Présentez-vous au professeur dès que vous le pouvez : c'est lui qui assurera votre prise en main, et il saura qu'un nouveau est sur le tapis.
Comment se déroule un cours de jiu-jitsu brésilien ?
Un cours dure une heure, une heure trente ou deux heures selon le créneau. Le modèle de référence est le cours standard de une heure trente, découpé en trois blocs égaux qui montent en intensité : on prépare le corps, on apprend un geste, puis on le met à l'épreuve.
Minutes 0 à 30 : l'échauffement
Trente minutes pour mettre le corps en température et apprendre à se déplacer au sol, ce qu'on ne fait jamais dans la vie courante.
Minutes 30 à 60 : la technique
Le professeur montre le geste du jour, puis chacun le répète avec un partenaire. Pour un nouveau, la prise en main est assurée par le professeur, avec un élève gradé : vous ne devinez pas, on vous guide.
Minutes 60 à 90 : le roulage
Trente minutes de randori, le combat d'entraînement libre, que le club appelle sans détour la « bagarre ». C'est là que le geste appris plus tôt se confronte à un partenaire qui résiste (détaillé plus bas).
En fin d'essai : un bonus
Pour la séance d'essai, le club ajoute un peu de technique et un randori supplémentaire, pour que vous repartiez avec une vraie idée de la discipline plutôt qu'un simple échantillon.
Qu'est-ce que le randori ?
Le randori est le combat d'entraînement libre du jiu-jitsu brésilien : vous affrontez un partenaire qui résiste pour de bon, sans scénario ni technique imposée, afin de mettre en pratique ce que vous venez d'apprendre. Le mot est japonais et vient du judo, où il désigne la pratique libre. En jiu-jitsu brésilien, on dit aussi « rouler » ou « roulage », et « sparring » en anglais. Au club, on l'appelle la « bagarre ».
Ce qui le distingue de la technique tient en une phrase. Pendant la technique, votre partenaire coopère pour que vous compreniez le geste. Pendant le randori, il cherche lui aussi à contrôler la position et à vous soumettre : le geste ne marche plus parce qu'on le laisse marcher, mais parce qu'il est juste.
L'objectif
Améliorer sa position, contrôler son partenaire, puis le soumettre : une clé articulaire ou un étranglement qui l'oblige à abandonner. Il n'y a ni juge ni score, et personne n'y gagne quoi que ce soit.
Comment ça s'arrête
Quand l'un des deux est pris dans une soumission, il tape sur le partenaire ou sur le tapis, et l'autre relâche aussitôt. Ce signal est la règle qui rend l'exercice sûr : on peut aller au bout d'un geste parce qu'on sait comment l'arrêter.
Ce que ce n'est pas
Ni un combat de rue, ni une compétition, ni un test de niveau. Le randori sert à apprendre : on y perd souvent, on y comprend beaucoup, et personne ne tient les comptes.
Au premier cours
Il occupe le dernier bloc, trente minutes dans un cours standard. Les randoris libres sont ouverts dès le premier soir : vous roulez si vous le souhaitez, et vous pouvez regarder avant de vous lancer.
Va-t-on vous faire combattre dès le premier cours ?
On vous le proposera, on ne vous l'imposera pas. Au club, les randoris libres sont ouverts dès le premier cours : sauf si vous préférez ne pas rouler, ce qui arrive rarement, vous passez directement à la pratique.
C'est un parti pris qui n'est pas celui de toutes les académies : certaines interdisent aux débutants de rouler pendant la première année. NEGEV fait le choix inverse. Le jiu-jitsu brésilien s'apprend en roulant, et plus tôt vous sentez ce que fait un partenaire qui résiste, plus vite les gestes de la technique prennent du sens.
Rouler ne veut pas dire se battre pour gagner : à tout instant, une tape de votre part arrête l'échange.
Le contact physique, ce que les débutants redoutent le plus
Si une seule chose arrête ceux qui hésitent, c'est celle-là : la promiscuité physique, et ce qu'on ne sait pas d'avance. Le contact est réaliste et rugueux, il n'y a aucune raison de le cacher. Le club le présente aux nouveaux avec une formule qui dit tout : c'est un gros câlin. Un câlin où l'autre résiste.
Une chose qu'il vaut mieux savoir avant de s'engager : le jiu-jitsu brésilien est fait pour tout le monde, mais tout le monde ne peut pas en faire. La séance d'essai sert aussi à ça : vérifier, sans engagement, que ce contact vous convient.
Ce qui empêche un débutant de se sentir perdu, ce n'est pas un protocole d'accueil, c'est la bienveillance des autres pratiquants. Tous sont passés par là, et ceux qui roulent avec vous le savent.
Combien de personnes sur le tapis, et serez-vous perdu ?
Un cours réunit entre une et trente personnes, dix à vingt en moyenne, selon le créneau. Vous n'êtes pas noyé dans le groupe : le professeur vous prend en main, avec un élève gradé à vos côtés.
Concrètement, vous n'avez rien à prouver. Vous suivez l'échauffement, vous répétez le geste montré, vous roulez si vous le souhaitez.
Les erreurs de débutant, et le lendemain du premier cours
L'erreur la plus fréquente est de tout donner : cent pour cent de force dès les premières minutes. Presque tout le monde passe par là, au point que c'est une phase presque obligatoire. On s'épuise, on respire mal, et l'on découvre que la technique permet de faire autrement avec bien moins d'effort. C'est précisément ce que le jiu-jitsu enseigne.
Le lendemain, attendez-vous à des courbatures dans des muscles dont vous ignoriez l'existence. C'est normal : le jiu-jitsu sollicite des chaînes musculaires que la vie quotidienne ne travaille jamais.
Un premier cours ne laisse pas indifférent, et le club en a vu de toutes sortes : un vomissement, un malaise vagal, et même quelqu'un qui, en sortant de son premier entraînement, a planté sa voiture de luxe. Ce sont des histoires d'effort plus que des mises en garde : on ne ressort pas d'un premier cours comme on y est entré.
Comment réserver votre séance d'essai ?
La séance d'essai est à 30 € la journée, et ce montant est retiré de votre abonnement si vous vous inscrivez ensuite. Elle se réserve en ligne, en choisissant un créneau dans le planning. Une même adhésion ouvre ensuite les dix disciplines du club.
Si vous hésitez sur le créneau ou sur votre cas, le club répond au téléphone de 6h à 23h : 06 85 80 38 76.
Ce que les professeurs aimeraient que chacun sache avant de venir : que ça va changer leur vie pour toujours.
Questions
- Comment se passe un premier cours de jiu-jitsu brésilien ?
- Vous arrivez 15 minutes avant, on vous prête un kimono et le professeur vous accueille. Le cours standard dure 1 h 30 : 30 minutes d'échauffement, 30 minutes de technique, puis 30 minutes de roulage, le combat d'entraînement au sol. Un élève gradé vous accompagne, et vous pouvez rouler dès le premier soir ou simplement regarder.
- À quelle heure arriver pour un premier cours de jiu-jitsu ?
- Quinze minutes avant le début du cours. Cinq minutes suffisent si vous êtes déjà en tenue, et jusqu'à trente minutes si vous voulez un échauffement plus long ou revoir des techniques.
- Faut-il un kimono pour le premier cours ?
- Non. Le kimono est prêté pour la séance d'essai. Ensuite, il se loue 5 €, le temps d'avoir le vôtre.
- Que faut-il apporter pour un premier cours de jiu-jitsu ?
- Des tongs, une gourde et une serviette pour la douche. Le kimono est prêté pour l'essai. Le strap, un ruban de maintien, ne concerne que les pratiquants avancés.
- Faut-il un certificat médical pour la séance d'essai ?
- Non, un questionnaire de santé suffit, à remplir lors de la création du compte. Le certificat médical est demandé à l'inscription.
- Combien de temps dure un cours de jiu-jitsu brésilien ?
- Une heure, une heure trente ou deux heures selon le créneau. Un cours standard se découpe en trente minutes d'échauffement, trente minutes de technique et trente minutes de roulage.
- Qu'est-ce que le randori en jiu-jitsu brésilien ?
- Le randori est le combat d'entraînement libre : vous affrontez un partenaire qui résiste, sans scénario, pour appliquer ce que vous avez appris. Le mot vient du judo ; on dit aussi « rouler » ou sparring. Il n'y a ni juge ni score, et une tape suffit à l'arrêter. Au club, c'est le dernier bloc du cours, ouvert dès le premier soir.
- Faut-il combattre dès le premier cours de jiu-jitsu ?
- Non, rien ne vous y oblige. Les randoris libres sont ouverts dès le premier cours et la plupart des débutants y participent, mais vous pouvez regarder si vous préférez. Une soumission se signale par une tape et le partenaire relâche aussitôt.
- Le jiu-jitsu brésilien est-il adapté à tout le monde ?
- Il est fait pour tout le monde, mais tout le monde ne peut pas en faire : le contact est réaliste et rugueux. La séance d'essai permet de vérifier que ce contact vous convient avant de vous engager.
- Combien de personnes y a-t-il dans un cours ?
- Entre une et trente personnes, dix à vingt en moyenne. Un nouveau est pris en main par le professeur avec un élève gradé.
- Que ressent-on le lendemain du premier cours ?
- Des courbatures dans des muscles que l'on ne connaissait pas. L'erreur de débutant la plus courante est de mettre cent pour cent de force, ce qui épuise vite : la technique permet de faire plus avec moins.
Un club pour tout le monde Bienveillance & exigence
30 € la journée : un cours, ou plusieurs à la suite. Le montant est déduit de votre abonnement si vous vous inscrivez ensuite.